
Dans son dernier livre, "Chagrin d'école", Daniel Pennac parle longuement de son enfance de cancre.
Une douleur dont il est difficile de se remettre et qu'il évoquait longuement dans un entretien à "Livres Hebdo" début octobre."Le chagrin d'être cancre relève", dit-il, "du chagrin d'amour. Le cancre a le sentiment d'être profondément inutile, donc indigne d'amour. "
"Revenir sur cette enfance", confia-t-il encore , "n'a pas été une promenade de plaisir. Il m'a fallu quatre ans pour écrire ce livre, qui semblera peut-être du "Pennac" souriant, avec des anecdotes amusantes, etc. Mais de sentir remonter en mois ces journées interminables, les cours où je ne comprenais rien, les leçons que je ne retenais pas, les devoirs sur lesquels je séchais, non, ça n'a pas été drôle".Le cancre, c'était lui, "Daniel Pennacchioni...Fils d'un polytechnicien et d'une mère au foyer. Elevé dans une famille aimante et cultivée, dernier de quatre garçons dont les trois premiers ont fait de bonnes études".Comme il arrive parfois, l'élève Pennac a été "sauvé" de sa "cancrerie" en troisième, par un professeur de français. Celui-ci lui a demandé non une dissertation, mais un roman, que le jeune Daniel livrait, chapitre par chapitre.Se remet-on d'avoir été mauvais élève ? Pas aisément, même si on le dissimule "par une attitude désinvolte" ou "de joyeux récits à posteriori". En 320 pages, l'ancien dernier de la classe devenu enseignant et romancier à succès raconte son désarroi et son calvaire passés, cet avenir "réduit à rien", l'angoisse des parents. Il y ajoute un message : "pour se sauver à ses propres yeux, le cancre doit s'apercevoir qu'il existe aux yeux des adultes, qu'il a de la valeur pour eux. Et pour ce faire, il faut qu'il sente un certain amour dans la transmission du savoir : l'amour du professeur pour la matière qu'il enseigne, son intérêt réel pour sa classe et pour chaque individu à l'intérieur de cette classe, fût-ce le plus nul".
Une douleur dont il est difficile de se remettre et qu'il évoquait longuement dans un entretien à "Livres Hebdo" début octobre."Le chagrin d'être cancre relève", dit-il, "du chagrin d'amour. Le cancre a le sentiment d'être profondément inutile, donc indigne d'amour. "
"Revenir sur cette enfance", confia-t-il encore , "n'a pas été une promenade de plaisir. Il m'a fallu quatre ans pour écrire ce livre, qui semblera peut-être du "Pennac" souriant, avec des anecdotes amusantes, etc. Mais de sentir remonter en mois ces journées interminables, les cours où je ne comprenais rien, les leçons que je ne retenais pas, les devoirs sur lesquels je séchais, non, ça n'a pas été drôle".Le cancre, c'était lui, "Daniel Pennacchioni...Fils d'un polytechnicien et d'une mère au foyer. Elevé dans une famille aimante et cultivée, dernier de quatre garçons dont les trois premiers ont fait de bonnes études".Comme il arrive parfois, l'élève Pennac a été "sauvé" de sa "cancrerie" en troisième, par un professeur de français. Celui-ci lui a demandé non une dissertation, mais un roman, que le jeune Daniel livrait, chapitre par chapitre.Se remet-on d'avoir été mauvais élève ? Pas aisément, même si on le dissimule "par une attitude désinvolte" ou "de joyeux récits à posteriori". En 320 pages, l'ancien dernier de la classe devenu enseignant et romancier à succès raconte son désarroi et son calvaire passés, cet avenir "réduit à rien", l'angoisse des parents. Il y ajoute un message : "pour se sauver à ses propres yeux, le cancre doit s'apercevoir qu'il existe aux yeux des adultes, qu'il a de la valeur pour eux. Et pour ce faire, il faut qu'il sente un certain amour dans la transmission du savoir : l'amour du professeur pour la matière qu'il enseigne, son intérêt réel pour sa classe et pour chaque individu à l'intérieur de cette classe, fût-ce le plus nul".
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